Bien avant de découvrir Martin Parr, je me suis intéressé aux Touristes. Ils sont partout : au coin de ma rue à Paris, dans le métro, les magasins, les rues, les gares. Et je les retrouve partout où je vais en tant que … touriste : sur les aires d’autoroute, dans les musées, au cours de randonnées, sur les plages, partout. Ils reflètent leur nationalité, leur tranche d’âge, leur « groupe social ».
Ce peuple des Touristes ne possède pas vraiment de capitale, mais pas mal de préfectures : Barcelone, Florence, Paris, Rio de Janeiro, Madrid, Berlin, Séoul .. des sous-préfectures (León, Saragosse, ..), des chefs lieux de cantons (Wissant, Bergerac ..), et des provinces (Côte d’Or, les Cyclades, la Dordogne..).
Bien qu’ils ne parlent pas tous la même langue, on reconnait les citoyens Touristes à leurs locutions bien spécifiques : « on a fait le Ponte-Vecchio », « on est où sur le plan, là ? », « ils disent dans le guide qu’il faut prendre une glace chez .. », « tu l’as pris en photo ça ? », sans oublier « il me reste juste à trouver un cadeau pour … ».
Les « modèles » ne posent pas, je ne cherche pas la perfection technique, il y a parfois un peu de flou, souvent un cadrage perfectible.
C’est brut de fonderie, un peu comme une horde de touristes qui ne se préoccupe pas trop de son apparence.
Certaines de ces photos ont été exposées à l’Hôtel Solar (Paris, 14ème) dans le cadre du mois de la Photo du 14ème Art en 2024.










































